Le Racing métro 92 est un club de rugby à XV français basé en région parisienne (stade Yves-du-Manoir à Colombes, Hauts-de-Seine). Quintuple champion de France sous l'appellation Racing club de France (1892, 1900, 1902, 1959, 1990), il évolue actuellement en Pro D2.
Le club est né de la fusion des sections rugby du Racing club de France et de l'US Métro en 2001, le numéro « 92 » est celui du département des Hauts-de-Seine dont le Conseil général est partenaire du club
La section Rugby du Racing club de France, avec Eric Blanc à sa tête depuis septembre 2007, compte plus de 490 licenciés, 30 entraîneurs/éducateurs diplômés, 80 dirigeants bénévoles, un staff médical permanent avec médecin, kinésithérapeutes et ostéopathes.
Dix-huit équipes de - 7 ans à - 23 ans, évoluent toutes les semaines sur les terrains du stade Yves-du-Manoir de Colombes.
Le Racing club, fondé en 1882, était à l'origine une association vouée à l'athlétisme. Devenu Racing club de France en 1885, il ajoute régulièrement de nouvelles sections (17 en 2006, pour 20 000 licenciés), dont celle de rugby, créée en 1890. Le Racing devient un protagoniste majeur du rugby français pendant ces temps héroïques. Le club remporte en effet le premier championnat de France, en fait un match unique, le 20 mars 1892, en battant le Stade français 4-3. L'année suivante, les Stadistes prennent leur revanche (7-3). Le Racing termine deuxième de la compétition disputée sous forme de championnat en 1898, avant d'être sacré à deux reprises, en 1900 et en 1902, face au Stade bordelais. Enfin, il s'incline en finale contre le Stade toulousain en 1912. Il remporte la Coupe de l'Espérance, qui fait office de championnat pendant la Première Guerre mondiale en 1918, puis participe à la première finale d'après-guerre, qu'il perd contre le Stadoceste tarbais.
Le Racing est le fondateur principal du Challenge Yves du Manoir (1931-2003), du nom d'un de ses ouvreurs, huit fois international, mort à 23 ans, et symbole de l'insouciance du jeu (voir Identité).
Le club connaît à nouveau le succès dans les années 50, avec deux finales perdues en 1950 et 1957, et un titre en 1959, sous la houlette du Landais Michel Crauste, qui devait partir pour Lourdes la saison suivante (où il remporte aussitôt le titre avec son nouveau club).
Il faudra attendre près de 30 ans avant de revoir le maillot ciel et blanc en finale. En 1987, le club s'incline face à Toulon, avant de connaître, en 1990, sa cinquième et, à ce jour, dernière consécration, en battant le SU Agen, grâce à une génération exceptionnelle emmenée par Franck Mesnel, Jean-Baptiste Lafond, Philippe Guillard ou Laurent Benezech.
Le déclin s'amorce peu après car les changements des années 1990 dans le rugby ne se firent pas sans heurt au sein d'une institution aussi attachée à l'esprit amateur et qui rejeta longtemps le professionnalisme. L'équipe flirta avec la relégation, qui arrive une première fois en 1996, puis, après une remontée de deux saisons, une deuxième fois en 2000.